REVUE MENSUELLE "LES COLPORTEUSES"
Ambert livradois-forez, design des territoires, 2025
les colporteuses
La Revue mensuelle qui parle du Livradois-Forez !
Les Colporteuses est un objet de communication retraçant l’évolution du collectif Design des Mondes Montagneux sur le territoire du Livradois-Forez. Le titre fait référence aux colporteurs, ces hommes qui ont sillonné les montagnes (et autres régions) pour transmettre outils et récits jusque dans les hauteurs. Nous l’avons féminisé car notre équipe était majoritairement constituée de femmes. Aussi, nous en avons proposé une image contemporaine nous correspondant.
Les Colporteuses, c’est la diffusion d’un nouveau récit qui s’écrit avec les acteur·ices du territoire, avec l’envie de tisser des liens et de construire des articles accessibles qui parlent aux locaux·les. Ce fut le moyen pour nous de garder contact avec les habitant·es, car nous n'étions que 6 sur un grand territoire, et que nous avons eu à cœur de garder les personnes informées. Cette brève, qui compte 9 numéros, est le témoignage de nos enquêtes et projets sur le territoire.
Nous avons cherché à créer un objet simple et humble, facile à produire et à diffuser. Il se décrit ainsi : c’est une feuille format A3, recto-verso, pliée en 3 parties, avec une languette qui fait office de titre. On y retrouve à l’intérieur une feuille volante. Le tout est imprimé en risographie.
Tous les mois, l’équipe a écrit entre 8 et 10 articles avec pour seule contrainte de parler du territoire. Seul le premier article de chaque numéro est orienté sur notre pratique, il donne des informations sur notre démarche et sur nos outils d’enquêtes et de projets.
Les thématiques sont abordées avec objectivité. Nous sommes observateur·ices de notre environnement et rendons les choses en l’état. Chaque numéro comprend une carte des lieux où nous avons été durant le mois de la publication.
D’autres éléments sont invariables, comme les «petites rubriques» ou «encarts» que nous prenons soin de remplir au dos de chaque numéro (à l’exception du n° 4 et n° 9). On y retrouve systématiquement un texte sur l’étymologie d’un toponyme ou d’un mot en lien avec le territoire.
À chaque numéro, un·e membre de notre équipe doit réinterpréter « La Colporteuse » en dessin pour illustrer le premier article. Le résultat est parfois littéral, parfois métaphorique...
Les numéros 4 et 9 font exceptions à la direction de base de la revue, car ils ne parlent pas directement du territoire, mais de nos projets. Les deux numéros accompagnent nos moments de restitutions et font office de compte-rendu de nos avancements.
La Distribution : Au départ, la distribution de chaque nouveau numéro (qui avait lieu tous les deuxièmes jeudi du mois) se faisait dans notre atelier, à Ambert. Puis, pour la Colporteuse n° 4, nous avons ouvert cette distribution au marché d’Ambert (toujours le deuxième jeudi du mois). Ce rendez-vous mensuel nous a permis d’élargir notre public et de toucher beaucoup plus de monde. Nous sommes donc passé·es de 500 à 750 exemplaires.
On peut retrouver les Colporteuses partout dans la communauté de communes Ambert Livradois-Forez, notamment grâce à son réseau de médiathèques (36 en tout) et ses 58 mairies. À cela s’ajoute certains points associatifs comme Les Lococotiers. Mais aussi au Parc Naturel Régional du Livradois-Forez où les gazettes ne restent pas longtemps avant d’être empruntées par des curieux·ses. Nous en avons même retrouvé des traces à Thiers ! Néanmoins, le meilleurs moyen pour nous de diffuser l’ouvrage reste encore le bouche-à-oreille. Les 750 exemplaires s’en vont comme des petits pains, et rares sont celles·eux qui ont la collection complète. Malgré tout, un lycéen, admiratif des procédés d’impression, a su toutes les rassembler et les conserve précieusement dans sa bibliothèque. Pour pallier à la pénurie, nous avons mis en place une numérisation systématique de la revue, ce qui permet de les diffuser au-delà de l’enclave ambertoise.
Un grand nombre de revues sont aussi données directement en main à main lors de nos rencontres. Cela nous permet de ne jamais arriver les mains vides et de toujours pouvoir rendre une petite attention en échange du temps qui nous est accordé.
archives des distributions






















































L'impression en risographie : Pour imprimer Les Colporteuses, nous avons opté pour de la risographie, une technique d’impression qui allie économie, écologie et esthétique artisanale. Pour cela, nous nous sommes associé·es à Brice Delarue, graphiste aux Lococotiers, un tiers-lieu associatif basé à Ambert.
On pourrait résumer ça à un tambour creux mécaniquement micro-perforé pour que l’encre passe au travers. Ensuite, on y glisse un paquet de feuilles et le tambour, par sa rotation et la pression qu’il exerce sur le papier, vient déposer de l’encre à vitesse grand V. Ainsi, on ne peut imprimer qu’une couleur à la fois, et le nombre d’encres disponibles pour cette machine est très limité. Mais son grand avantage, c’est de déposer directement la couleur sur le papier (contrairement à une imprimante laser ou jet d’encre qui mélange les encres), ce qui permet d’avoir une qualité chromatique unique qui se rapproche de la sérigraphie. Après l’impression vient le moment d’assemblage. Ritualisé le mercredi soir qui précède la sortie, nous nous réunissions à 6 pour plier les 750 exemplaires un à un. Au fil des numéros nous avons gagné en performance et en rigueur.
archives des numéros









































